Martinique - La grève des transport se poursuit

À l’origine de cette situation, d’importantes difficultés financières qui opposent l’exploitant Mobilité Sud à Martinique Transport. L’entreprise affirme notamment faire face à des impayés qui fragilisent sa trésorerie et l’empêchent de poursuivre normalement son activité. La hausse du prix du carburant vient également alourdir ses difficultés.

Mais derrière l’arrêt des bus, une autre inquiétude grandit : celle des salariés. Retards de salaires, chômage partiel, incertitudes sur l’avenir de l’entreprise et menace de suppressions de postes rythment désormais leur quotidien. Des chauffeurs et contrôleurs se sont mobilisés ces derniers jours pour demander des réponses sur leurs conditions de travail et leur avenir professionnel.

Pendant ce temps, les usagers continuent de subir les conséquences de cette paralysie. À Carrère comme dans les communes du Sud, il faut trouver d’autres moyens de se déplacer : taxico, covoiturage, stop ou solidarité familiale. Pour ceux qui n’ont pas de voiture, chaque trajet devient une nouvelle épreuve d’organisation.

Une réunion tenue le 5 octobre entre Martinique Transport et Mobilité Sud n’a finalement pas permis de dégager une solution immédiate. Les discussions portent notamment sur les financements nécessaires au fonctionnement du réseau et au paiement des salaires. Pour l’heure, aucune date de reprise n’est fixée.

Entre les difficultés financières, les inquiétudes des salariés et la détresse des usagers, la crise de SudLib dépasse désormais la seule question des transports. Elle met en lumière la fragilité d’un service essentiel au quotidien des martiniquais et laisse une question en suspens : quand les bus pourront-ils enfin reprendre la route ?